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Epipactis helleborine
Epipactis à larges feuilles

 
Basse-Normandie
Haute-Normandie

 



En Haute-Normandie, l'Epipactis à larges feuilles est assez courant en milieux boisés ou en lisières alors qu'il semble plus rare en allant vers l'Ouest.

C'est une grande espèce fleurissant tardivement (juillet-aout).

La couleur des fleurs est très variable, pouvant aller du blanc verdâtre au rouge parfois soutenu. Le feuillage peut également être source de confusion car si la majorité des plantes présente un feuillage large et dense, on peut trouver des sujets à feuillage plus grêle.

L'identification peut parfois prêter à confusion avec E. muelleri. Toutefois la présence d'une glande rostellaire chez les jeunes fleurs d'helleborine permet de l'identifier avec certitude (photo ci-dessous).

Une (sous ?) espèce proche, E. neerlandica, qui se différencie essentiellement par l'habitat, est présente sur les dunes côtières de la Manche.

 

 






 
 

Exemple de variabilité dans la couleur :

 

Ci-dessous, aspect général  de la plante en fruit :

Ci-dessous une fleur à double labelle


Une variété considérée parfois comme sous-espèce (Epipactis helleborine subsp minor) a été décrite d'Alsace, sa présence dans d'autres secteurs a également été soulignée. Semble-t-il jamais vue avec certitude en Normandie. La plante ci-dessous photographiée à proximité de Rouen en juillet 2020 semble porter tous les caractères de cette forme : tige en zigzag, fleurs peu nombreuses, peu ouvertes. J'ai observé deux ou trois pieds identiques au milieu d'une population importante d'E. helleborine. Je préfère considérer cette pseudo sous-espèce comme simple forme rachitique ou variété et rien de plus.
Notons également que minor est semble-t-il un peu plus tardif que le type. Toutefois il me semble délicat d'apporter des conclusions sur ce point dans la mesure où les helleborine présents sur la station étaient en différents états de floraison, depuis des pieds encore en bouton, jusqu'à des pieds quasiment en graine. Ce qui montre bien qu'il ne faut pas trop accorder d'importance aux périodes de floraison.


Ci-contre un pied dépourvu de chlorophylle, unique dans la population observée, on ne peut le soupçonner d'avoir subi un quelconque herbicide car vu en pleine forêt.